La démarche repose sur:
      

1. Une philosophie propre de travail:

L’approche philosophique des Ateliers Autrement pose sur différents champs.

 

Tout d’abord les caractéristiques personnelles de Ludivine (Lulu), l’animatrice.

  • Ses formations (Licenciée en psychologie clinique, gestalt Praticienne, formations diverses corporelles et artistiques, formations diverses à l'Université de Paix en prévention et gestion positive des conflits…) et expériences personnelles.

  • Sa formation aux ateliers de l’INSU, 2007, qui lui permet d’être animatrice d’ateliers d’expression créatrice.

  • Ses désirs et projets d’animatrice

  • Son parcours de vie.

Ensuite, sur la philosophie générale des ateliers d’expression créatrice de l’Insu. Ceux-ci se décalent des ateliers traditionnels dans le sens où un espace-temps/une scène/un lieu d’expression libre est proposé pour un chemin personnel dans un contexte de groupe à travers la découverte, l’exploration, la transformation et la formation de formes via des médias d’expression.

Les médias plastiques (communément appelés « artistiques ») ou scéniques sont juste des supports et donc ce qui est mis en forme relève de l’intériorité de chacun. Nous sommes ici dans l’ « être » et non dans le « faire ». La production n’est qu’un moment du sujet, elle ne le contient pas. Produire, ici, c’est mettre en avant, faire sortir, exprimer plutôt que chercher à représenter.

Il ne s’agit donc pas d’ateliers créatifs.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
2. Des objectifs précis:

Les objectifs sont multiples et visent à ouvrir, dans un contexte de groupe, un espace privilégié d’Expression Créatrice qui permette de :

ouvrir des espaces de jeu qui (re)mobilisent les ressources créatives nécessaires pour faire face aux remous de la vie.

 

Avoir un lieu à soi pour renouer avec ses ressources expressives
- à son rythme et en toute liberté,
- en appui sur une médiation expressive en dehors de toute contrainte ou obligation de représentation ou de production.
- en dehors de tout jugement et de tout apprentissage.

Il s’agit de donner la possibilité à chaque participant du groupe d’exprimer quelque chose de personnel, de se constituer un atelier intérieur, gage de nouvelles possibilités d’interactions avec le monde. (Re)découvrir son potentiel créateur permet de (re)devenir acteur de sa vie.

Développer des expressions langagières diverses trouvant leur impulsion dans les mouvements du corps (sensorialité et motricité) pour donner la possibilité d’exprimer autrement ce qui est senti, pour traduire ce qui a été vécu et pour rendre l’expression créatrice de nouveaux rapports au monde et aux autres.

Mettre en jeu la dynamique relationnelle de groupe, chaque groupe étant une entité particulière et unique faisant résonner l’expression et sa dimension créative pour soi-même à travers l’autre.

favoriser l’épanouissement personnel et la découverte de soi-même L’atelier est un « pré-texte » pour mobiliser son « atelier intérieur », lieu de naissance et d’écriture véritable d’un texte et de son auteur, par opposition à une animation « de surface ».
Nous sommes ici dans "l'être" et non dans le "faire". Se connaître soi-même, c’est aussi découvrir son style, ses décalages (par rapport aussi au regard de l’autre) et pouvoir l’assumer d’abord pour soi, ensuite dans le groupe et enfin à l’extérieur.

obtenir un effet structurant pour la personne à travers le dispositif qui donne la possibilité de se découvrir et de développer une meilleure estime de soi, une certaine valorisation et confiance en indiquant des repères qui peuvent aider à situer son rapport singulier à la matière, au groupe, au cadre, à l’animateur et à soi-même.

 

Bénéficier d’un lieu pour (se) créer librement, avec d’autres participants, en bénéficiant d’un matériel de qualité, d’une multitude de langages proposés par les médiations expressives et du soutien d’un animateur ; trouver éventuellement son propre style (artistique), réveiller sa propre capacité créative en dehors de tout schéma ou modèle proposé ou imposé de l’extérieur.

accueillir l’émergence de ce qui arrive : l’atelier est un lieu d’étonnement.

 

3. Un dispositif clair:

L’animatrice, Lulu, soutient un dispositif à travers lequel les obstacles à l’expression pourront peu à peu être levés. Pour ce faire, elle s’abstiendra de toute suggestion, de toute orientation extérieure, de tout jugement esthétique et de toute interprétation.

Mais ce dispositif intègre un cadre strict dont le souci premier est d’offrir une protection suffisante afin de permettre la manifestation de mouvements expressifs. L’atelier sera donc régulier et circonscrit par les 3 temps, les consignes claires et les 2 espaces :

Les trois temps:

L’atelier dure de 2 à 2h30 selon le public

Le temps d’atelier (en général 2/3 de la durée consacrée à l’ensemble) vise la mise au travail des participants à partir de la mise en tension de leur rapport à la matière, au groupe, au cadre, à l’animateur et à eux-mêmes.

Il s’agit d’un temps expérientiel de découverte, d’exploration, de transformation, de jeu et de mise en forme. Le résultat, la production matérielle, est secondaire par rapport au processus d’expression, à sa dimension créatrice, à la construction personnelle, à l’expérience intérieure.

La proposition d’atelier ne suffit évidemment pas à ce que le processus se déploie. Elle va d’abord mettre en évidence les enjeux et les exigences qui inhibent la mise en forme et l’ouverture de l’ « atelier intérieur. L’enjeu de ce premier temps est d’accueillir ce que les participants ont produit comme quelque chose d’important et de précieux pour eux-mêmes (sans vouloir d’emblée les évaluer en fonction d’une norme sociale acceptable) et de le respecter en tant que tel.

Cet enjeu nous amène à proposer de manière systématique que les productions restent à l’intérieur de l’atelier et soient protégées des jugements de regards extérieurs et ce pour un temps prédéfini (fin du stage, fin de l'exploration du média pour les ateliers réguliers).

Le temps de rangement, de soins du matériel et de pause. Un bref temps est consacré au rangement de l’atelier, du matériel et à son entretien. Cela fait partie du soin apporté à ce qui contient l’expérience de chacun, qu’il faut préserver pour continuer à donner lieu au processus. Un petit temps de pause suit ce moment de mise en ordre (sortir, prendre l’air, boire une tasse de café…) qui vient permettre la mise en ordre de l’atelier intérieur laquelle prépare aussi au troisième temps.

Le temps de partages (élaboration de l’expérience vécue) Ce troisième temps vient à la fois prolonger et border le processus d’expression mis en œuvre dans le premier temps. Le temps de parole prolonge le processus en proposant de poursuivre dans la parole ce qui a traversé chacun dans son rapport à la matière, au groupe, au cadre, à l’animateur, Lulu et à soi-même.

Chaque participant a ainsi la possibilité (ou pas) de montrer (ou dire) ses mises en formes qui ne seront ni jugées, ni critiquées ou dévalorisées.

Le temps de partages met les participants en situation de devoir/pouvoir, à son rythme, affronter le regard de soi-même, de l’autre et du groupe, surmonter les obstacles que ce regard représente et y trouver des appuis pour poursuivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des consignes claires:

 

Un règlement précis est précisé et expliqué lors des stages de vacances pour enfants.

Deux espaces:

 L'espace intérieur : la grande salle avec 3 parties : atelier-scénique-repos 

Un espace d’atelier proprement dit
Cet espace a été pensé pour accueillir les participants et les inviter à entrer dans un processus d’Expression Créatrice. On y trouve à la fois des points d’appui (supports spécifiques, matières diverses) et des espaces vides que chaque participant pourra progressivement habiter, se découvrant et découvrant le groupe dans sa façon de donner vie à cet espace.

Un espace de repos et de partages
Pour souligner les espaces vides, créer un écart avec l’exigence d’expression que représente le premier espace, un deuxième est déployé. Composé de matelas, de cousins, de couvertures…, il invite à la détente et offre une respiration indispensable, sans laquelle l’expression s’essouffle, cesse d’être créatrice. Sans cet espace, l’atelier « intérieur » risque d’être étouffé par l’atelier extérieur et ses exigences de productions.
Cet espace est aussi le lieu du temps de partages. Lulu invite le groupe à s’y retrouver pour ouvrir et déployer la parole suscitée par le premier temps.

Un espace scénique.

 
L'espace extérieur : le jardin avec animaux  : espace détente  pour les pauses et repas.

4. Un cadre soutenant:

Le cadre structure et soutient l’atelier. Il donne un appui aux participants pour les aider à traverser d’éventuelles difficultés et leur permettre d’aller de l’avant.

Les caractéristiques essentielles du cadre sont :

  • la mise en place d'une aire de jeu médiatisée

  • la non-directivité de l'animateur qui se caractérise par :

    • l'abstinence de jugement interprétatif

    • l'absence d'ingérence dans la quête du sens

    • l'absence de référence technique ou esthétique

    • l'exclusion de toute technique visant à "stimuler" la créativité

  • une répartition du temps objectif : alternance entre des temps d'atelier (2/3) et des temps d'élaboration de l'expérience vécue (1/3).

Le cadre se veut accueillant, stable, souple et structurant. Sa fonction contenante et soutenante permet le déploiement d’un processus de création. Il intervient comme dimension tierce entre l’animateur et ses participants. L'animateur est garant du respect de ce cadre et de sa protection par rapport à l’extérieur.

Addresse

21, place Saint-Pierre 
5380 Forville

Contact

Email: contact@lautrementlu.be
Tel: +32 485 688195

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