Les ateliers sont centrés sur l’EXPRESSION dans la pratique du jeu libre de la création.
Un espace-temps d’expression libre est proposé pour un chemin personnel dans un contexte de groupe à travers
la découverte, l’exploration, la transformation, jeu et mise en formes via des médias d’expression : l’argile, la
peinture, le papier, l’assemblages, la sculpture, le théâtre, le maquillage, la danse de l’instant... Ceci sans apprentissage, technique, recette, attente de résultat, jugement et interprétation.
Nous sommes ici dans « l’être » plutôt que dans le « faire ».

 

 

 

 

 

 

La démarche repose sur 4 points essentiels:
      

1. Une philosophie propre de travail:

Parcours et formation de Lulu
Et philosophie des « ateliers d’expressions créatrices »

2. Des objectifs précis:
Les objectifs sont multiples  et visent à ouvrir, dans un contexte de groupe, un espace privilégié d’Expression Créatrice.

 

3. Un dispositif clair:

L’animatrice, Lulu, soutient un dispositif à travers lequel les obstacles à l’expression pourront peu à peu être levés. Pour ce faire, elle s’abstiendra de toute suggestion, de toute orientation extérieure, de tout jugement esthétique et de toute interprétation.

Mais ce dispositif intègre un cadre strict dont le souci premier est d’offrir une protection suffisante afin de permettre la manifestation de mouvements expressifs. L’atelier sera donc régulier et circonscrit par les 3 temps, les consignes claires et les 2 espaces :

Les trois temps (temps de production, pause, temps de parole):

L’atelier dure de 1h30 à 3h selon le public

Le temps de production (en général 2/3 de la durée consacrée à l’ensemble) vise la mise au travail des participants à partir de la mise en tension de leur rapport à la matière, au groupe, au cadre, à l’animateur et à eux-mêmes.
Il s’agit d’un temps expérientiel de découverte, d’exploration, de transformation, de jeu et de mise en forme. Le résultat, la production matérielle, est secondaire par rapport au processus d’expression, à sa dimension créatrice, à la construction personnelle, à l’expérience intérieure.​La proposition d’atelier ne suffit évidemment pas à ce que le processus se déploie.Elle va d’abord mettre en évidence les enjeux et les exigences qui inhibent la mise en forme et l’ouverture de l’ « atelier intérieur. L’enjeu de ce premier temps est d’accueillir ce que les participants ont produit comme quelque chose d’important et de précieux pour eux-mêmes (sans vouloir d’emblée les évaluer en fonction d’une norme sociale acceptable) et de lerespecter en tant que tel.​Cet enjeu nous amène à proposer que les productions restent un temps ou définitivement à l’intérieur de l’atelier et soient protégées des jugements de regards extérieurs et ce pour un temps in défini ou prédéfini (ex : le dernier jour du stage).

Le temps de rangement, de soins du matériel et de pause.

Un bref temps est consacré au rangement de l’atelier, du matériel et à son entretien. Cela fait partie du soin apporté à ce qui contient l’expérience de chacun, qu’il faut préserver pour continuer à donner lieu au processus. Un petit temps de pause suit ce moment de mise en ordre qui vient permettre la mise en ordre de l’atelier intérieur laquelle prépare aussi au troisième temps.

Le temps de partages (élaboration de l’expérience vécue).
Ce troisième temps vient à la fois prolonger et border le processus d’expression mis en œuvre dans le premier temps.

Le temps de parole prolonge le processus en proposant de poursuivre dans la parole ce qui a traversé chacun dans son rapport à la matière, au groupe, au cadre, à l’animateur et à soi-même.​Chaque participant a ainsi la possibilité (ou pas) de montrer (ou dire) ses mises en formes qui ne seront ni jugées, ni interprétées ou critiquées ou dévalorisées.​Le temps de partages met les participants en situation de devoir/pouvoir, à son rythme, affronter le regard de soi-même, de l’autre et du groupe, surmonter les obstacles que ce regard représente et y trouver des appuis pour poursuivre.

 

Des consignes claires:

 

Un règlement précis est précisé et expliqué lors des stages de vacances pour enfants.

Trois espaces:

 L'espace d'atelier (avec un espace scénique) :  

Un espace d’atelier proprement dit:
Cet espace a été pensé pour accueillir les participants et les inviter à entrer dans un processus d’Expression Créatrice. On y trouve à la fois des points d’appui (supports spécifiques, matières diverses) et des espaces vides que chaque participant pourra progressivement habiter, se découvrant et découvrant le groupe dans sa façon de donner vie à cet espace.

L’espace du coin repos:

Un espace de repos et de partages
Pour souligner les espaces vides, créer un écart avec l’exigence d’expression que représente le premier espace, un deuxième est déployé. Composé de matelas, de cousins, de couvertures…, il invite à la détente et offre une respiration indispensable, sans laquelle l’expression s’essouffle, cesse d’être créatrice. Sans cet espace, l’atelier « intérieur » risque d’être étouffé par l’atelier extérieur et ses exigences de productions.

Cet espace est aussi le lieu du temps de partages. Lulu invite le groupe à s’y retrouver pour ouvrir et déployer la parole suscitée par le premier temps.

L’espace extérieur (le jardin)

4. Un cadre soutenant:

Le cadre structure, soutien et permet l’atelier. Il donne un appui aux participants pour les aider à traverser d’éventuelles difficultés et leur permettre d’aller de l’avant.

Les caractéristiques essentielles du cadre sont diverses:
  • la mise en place d'une aire de jeu médiatisée
  • la non-directivité de l'animateur qui se caractérise par :
    • l'abstinence de jugement interprétatif
    • l'absence d'ingérence dans la quête du sens
    • l'absence de référence technique ou esthétique
    • l'exclusion de toute technique visant à "stimuler" la créativité
  • une répartition du temps objectif : alternance entre des temps d'atelier (2/3) et des temps d'élaboration de l'expérience vécue (1/3).
Le cadre se veut accueillant, stable, souple et structurant. Sa fonction contenante et soutenante permet le déploiement d’un processus de création. Il intervient comme dimension tierce entre l’animateur et ses participants. L'animateur est garant du respect de ce cadre et de sa protection par rapport à l’extérieur.

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